Boët


Jean-Pierre Cornart qui est né dans cette ferme en 1948 et dont le père avait repris la culture maraîchère, en louant la ferme en 1945, a quitté cette exploitation en 1959.



La ferme Boët a été le témoin d'un crime. Ci-dessous des extraits de presse de l'époque. Le journal L'Egalité de Roubaix Tourcoing daté du mardi 26 mai 1936 évoque un crime mystérieux. Le cadavre de la jeune maraîchère madame Boët-Gillon, âgée de 38 ans, a été retrouvé dans la cuisine. Veuve, elle poursuivait la vente de la culture après le décès de son mari survenu cinq ans plus tôt.



On apprends quelques précisions sur la ferme à la lecture de cet article : " La vielle ferme Boët basse et trapue, entourée de champs et de vergers se situe à la pointe du territoire de Mons-en-Barœul, au delà de la ligne de chemin de fer Lille Roubaix et à l'extrémité de la rue Thiers. Alors qu'on ne sait pas très bien à première vue, lorsqu'on est dans la cour de cette ferme si l'on piétine le territoire de Mons, de Lille ou de Marcq-en-Barœul, on est surpris déjà d'être en pleine campagne alors qu'on aperçoit à deux kilomètres la grande cité lilloise. La ferme n'est pas isolée. La rue Thiers semble se terminer en impasse, mais une ruelle s'ouvre sur la droite qui la prolonge jusqu'à la grande grille du domaine de la famille Boët, qui domine la plaine. La cour est vaste et la séculaire bâtisse fait le gros dos sur la gauche un peu en contre bas. "

On découvre également que la fermière qui gérait seule cette exploitation avait un commis Jean Levasseur. Elle vendait ses productions sur les marchés environnants qu'elle parcourait en camionnette. Née en 1898, elle avait eu un enfant en 1927, qui était gardé par les grands parents qui demeuraient rue Mirabeau à Loos.